La Fédération du BTP de l'Eure est une organisation professionnelle qui a pour but de représenter et défendre les entreprises de bâtiment et de travaux publics
auprès des pouvoirs publics, des décideurs économiques et des autres acteurs de la construction.

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Edito

EDITO

Le 06 février 2018

Philippe BOUGARD, Président de la FBTP Eure.

Pour tous, ces dernières années furent difficiles sur les fronts de l’activité et de l’emploi. Durant ces périodes, votre Fédération a toujours été présente à vos côtés pour vous accompagner et tenter de faciliter votre quotidien.
Comme j’ai eu l’occasion de le rappeler à maintes reprises, la priorité concerne le marché. Et il s’agit là de l’une des priorités de mon mandat.
Chacun sait qu'il n’y a pas d’emploi sans entreprise... et pas d’entreprise sans marché.

 

Notre redressement économique passera par le soutien au secteur de la construction, grâce également aux projets de nos collectivités. Nous entendons souvent parler d’économie vertueuse …l’économie de proximité est sur toutes les lèvres mais, force est de constater, qu’il faut continuer à travailler pour valoriser nos entreprises locales. Les entreprises qui recrutent et forment en « local », qui contribuent au développement économique d’un territoire, doivent être connues et reconnues pour leurs qualités. Le Bâtiment est créateur d’emplois locaux et non délocalisables, et puise ses ressources au sein de toutes les identités et savoir-faire de nos territoires.

Vous l’aurez compris, l’action de la Fédération de l’Eure comporte de nombreuses facettes : valoriser nos entreprises locales, réduire la fracture territoriale, assainir la concurrence en luttant efficacement contre toutes formes de concurrences déloyales, poursuivre notre élan sur l’apprentissage, adapter les compétences au sein de nos entreprises, accompagner la réduction des normes dans la construction, développer la rénovation énergétique des logements…autant de sujets qui constitueront les axes fondamentaux de mon mandat. 

 

Depuis 2016, la reprise de l’activité est amorcée sur le territoire français. Elle s’est même accélérée en 2017, l’activité ayant crû de 4,7% en volume, essentiellement tirée par la construction de logements neufs. Malgré cette reprise, l’appareil de production, donc nos entreprises, reste fragile puisque pénalisé par le peu d’effet de la croissance sur les prix. En effet, même si les prix de vente de l’immobilier décollent, il n’en n’est pas de même pour les prix « bâtiment ». Par conséquent, les marges de nos entreprises restent à un bas niveau et ne permettent toujours pas la restauration des fonds propres. Dans le même temps, les prix de nos fournitures et matériaux ne cessent de croître (par exemple, +12% pour l’acier en 2017). Par conséquent, la variable d’ajustement est transférée à l’entreprise de bâtiment qui a du mal à reconstituer sa trésorerie ce qui bloque les investissements voulus. 

 

En 2018, le bâtiment devrait connaître une nouvelle hausse de son activité, mais amoindrie par rapport à l’an passé. Cette hausse devrait être portée quasi-exclusivement par le neuf.
Suite aux arbitrages de la loi de finances, les mises en chantier devraient reculer en 2018 du fait du recentrage du PTZ et de l’impact des mesures concernant le monde HLM (baisse des APL conjuguée à la baisse des loyers, ainsi que la hausse de la TVA).
Les signes de reprise pour l’entretien-rénovation sont encore très timides et expliqués aussi par la révision du CITE, crédit d’impôt transition énergétique.
Il faut savoir qu’à prix constants, l’activité bâtiment ne retrouvera en 2018 que le niveau de 2013, soit encore très loin des plus hauts enregistrés sur 2006-2008.

 

L’année 2017 aura  été marquée, comme vous le savez tous, par de grands bouleversements, notamment politiques.
De nombreuses victoires syndicales pour notre profession sont à souligner : on peut citer notamment la modification profonde du compte pénibilité, la stabilisation pour 4 ans du PTZ et du Pinel dans les zones « tendues » - c’est-à-dire les zones urbaines, le maintien du PTZ « ancien » dans les zones rurales pour une année supplémentaire, la généralisation de la carte BTP, la baisse de l’impôt sur les sociétés, l’assouplissement du contrat de travail. Mais ces avancées ne nous exonèrent en rien de nouvelles actions pour 2018, tant les attentes sont fortes parmi nos adhérents et la réalité de la reprise loin d’être partagée par l’ensemble des entreprises.

Sur le terrain des mauvaises nouvelles fiscales, il convient d’ajouter ce retour incompréhensible du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu. Prévu pour le 1er janvier 2018, il devrait donc finalement s’appliquer au 1er janvier 2019. 

Je reviens également sur la carte d’identification BTP qui a été mise en œuvre en 2017 et rendue obligatoire pour toute entreprise employeur. Cette carte, au coût non négligeable pour nos structures, vise deux objectifs : faciliter les contrôles des pouvoirs publics en matière de détection de situation de travail illégal et lutter contre la fraude au détachement. Nous continuons à insister sur le fait d’accentuer les contrôles sur chantiers, en ciblant plus particulièrement les soirs et week-end. 

 

Philippe BOUGARD


Le 06 février 2018